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La dernière tentation du Christ, Zorba le grec, des films cultes, des chefs d'oeuvre, qui  ont marqué et
bouleversé des générations et sont rentrés au panthéon du cinéma. Mais  derriere  ces images que l'on a encore en tête, des livres magnifiques et un auteur : NIKOS KAZANTZAKI.

         Nous sommes au début du X X siècle, et l'Europe est un foisonnement de pensées en évolution
permanente, l'histoire balbutie ses erreurs. Des grandes luttes sociales à l'angoisse et au désarroi d'une nouvelle ère qui s'entraperçoit, des tragédies et des drames se perpétuent pour des idées révolutionnaires alimentant un chaos politique, le tout orchestré par des hommes, parfois des génies, qui deviendront par la suite des symboles, des  mythes.
Il fut un ardent représentant du nihilisme européen, disciple de Nietzsche, dont il a traduit plusieurs écrits.
Où allons nous? Est ce que nous vaincrons? Pourquoi cette lutte? Ne pose pas de questions!
Bats toi ! Ainsi à peu prés parlait Zarasthoustra. Cette voix du nihilisme Nietzschéen vibrait en parallèle avec un nationalisme intransigeant dans la Grèce de cette premiere décennie du X X siècle.

       Avant tout Crétois, ensuite Grec. Né à Héraclion, Crete, (1883- 1957), son enfance fut marquée par les insurrections Crétoises dont il évoquera un épisode dans La liberté ou la mort. La lutte séculaire entre les Grecs et les Turcs, épopée qui incarne à la fois le refus de toute oppression, de toute domination, dans un combat permanent et la puissance des  forces primitives.
Illustration parfaite de l' irresistible élan de l'homme vers la justice et la liberté. La grandeur  des vastes
horizons, les individus à pas de géant, tels sont les héros de NIKOS  KAZANTZAKI." Je n'aime pas l'homme, j'aime la flamme qui le brûle."

        Grand voyageur, il ne restera jamais très éloigné de son centre spirituel son univers la Crete. Il publiera une série de volumes contenant des récits de voyage en Espagne, en Russie, au Japon, en Chine. Sa quête intérieure, l'exorcisme de ses démons.

         Auteur moraliste, homme déchiré, obsédé par la lutte incessante et impitoyable entre  la chair  et l'esprit, son cri d'angoisse retentira dans ses principaux romans tels que le Christ recrucifié , La dernière tentation du Christ et son essai sur Saint François d'Assise Le pauvre d'Assise

          
Bête noire de l'église orthodoxe grecque qu'il vilipende avec force et dénonce le machiavélisme de son égoïsme puritain et l' hypocrisie de la foi incarnée par ses représentants, les popes, régnant sans partage avec grandeur et décadence sur la peur et lalâche ignorance de ses fidèles.

Dans Le Christ recrucifié, il leur oppose, dans une  épopée à l'arrière fond mythique, la rédemption d'une demi douzaine de villageois qui font revivre la passion du Christ durant la semaine sainte. C'est la découverte de la foi, la vrai, libératrice de tous les égoïsme, celle qui frappe les coeurs et les ouvre aux déshérités, celle encore qui élève l'homme dans sa dignité la plus pure et la plus noble, l'humilité.

Dans La dernière tentation du Christ, dont à l'origine le titre était, en grec comme en français, la dernière tentation, il décrit le douloureux chemin de l'exigence pour soi même et la tolérance envers son prochain.
L'histoire d'un homme, celui qui l'a raconte ou celui qui l'écoute ?, qui veut s'identifier à Jésus le fils de Dieu et parvenir au sacrifice du calvaire.
Mais l'âme, la meilleure soit elle, peut se révolter et se débattre en racolant des sentiments tels que le doute de nos choix ou l'orgueil de notre triomphe.
      Là est l'ultime tentation.
Le chrétien comprend que le doute, les péchés et les blasphèmes ne sont que misères en regard du refus du sacrifice de la croix,symbole de la recherche de la redemption pour le bonheur du paradis.

            NIKOS KAZANTZAKI, peut paraître pour certain un ascète chrétien. Avec toute sa ferveur déchirante et son humanisme lumineux qu'il mettra en scene dans Le pauvre d'assise.
Frère Léon, premier et dernier compagnon de Saint François d'Assise, raconte dans ses derniers instants de vie le parcours du saint homme. Sous les cris de la foule, les chemins de la campagne italienne brûlée par le soleil, Rome, la terre sainte et puis le retour sur le sol naturel, c'est sur ces routes que progressivement François d'Assise va devenir Saint Françoisd'assise.
La découverte de l'amour absolu, celui de Dieu, à la fois mystérieux et d'une simplicité parfaite, un amour inépuisable, tantôt effrayant tantôt radieux, un abandon total, profond vertigineux, poussé à son paroxysme, le dénuement le plus complet.
C'est dans cette aventure flamboyante empreinte de lyrisme et de poésie, que sont développés les thèmes les plus profonds de la pensée de NIKOS KAZANTZAKI : croyant et révolté, angoissé et serein, solitaire et pourtant en communion avec tous les autres hommes.
La quête de toute sa vie fut la recherche de la liberté et aussi de ce qu'il appelle la sainteté et qui n'est qu'exigence et montée permanente. " Dieu est un chemin montant "

La poésie épique illustrée par Ulysse, épopée de 33 vers commence là où s'arrête celle d'homere.
L'univers Kazantzakien est hanté par un Ulysse errant, symbole d'une aventure personnelle autant que
représentant d'un sort national. Son trajet devient le témoignage d'un parcours existentiel angoissant dont le Christ, Bouddha et Lénine constituent les étapes les plus significatives.

Pour terminer, quelques phrases relevées dans Alexis Zorba, plaidoyer pour la générosité la connaissance et l'instinct de vie contre l'intelligence pervertie par les morales et les idéologies.
        " Se séparer lentement des êtres aimés, quelle amertume.
          Je suis un homme c'est à dire un aveugle.
          Moi mon fils j'agis comme si je devais jamais mourrir. Et moi je lui répondis : j'agis
          comme si je devais mourrir à chaque instant.
          Quand moi, je mourrai, tout mourra. Le monde Zorbesque tout entier coulera à pic.
          Ca ne fait rien si on n'a pas la tête, il suffit d'avoir un chapeau.
          Alors, prends garde, Alexis, de ne jamais blesser le coeur de l'homme."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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