| Un livre, mis à
terre, entassé dans une librairie. Un
livre dans la masse, un nom qui m'est inconnu, une écriture
rapide, déconcertante. Un écrivain
au service de son livre il n'apparaît jamais,
le livre lui échappe, des femmes le lui ont
pris. Des femmes chargées de désirs,
de malheurs, de quotidien. Des femmes obscènes
vulgaires, émouvantes. "LA
MÉCANIQUE DES FEMMES" écrit en 1993
m'a fait découvrir, plus qu'un écrivain,
une écriture. "bouche
si sage, dont on sait ce que peuvent être les
caresses" Au dos de son livre l'on y
parle d'un autre " SEPTENTRION " publié
en 1963 et censuré pendant 20 ans.
Ouvrez ce livre, Philippe SOLERS en dit "
On n'a jamais, je dis bien jamais, écrit quelque
chose d'aussi fort, d'aussi cru et violent. Et
drôle. Et horrible. Et peut-être prophétique
(...) Ne pas avoir lu ou ne pas lire Septentrion
est foncièrement immoral. La censure
n'encense pas forcément des chefs d'oeuvres,
mais là asseyez vous et dégustez- le.
Livre rapide, nerveux, jubilatoire, rempli d'humour.
Vous allez voyager dans les toilettes de l'usine,
la rue, la misére, la faim, le sexe, ah! mademoiselle
Van Hoeck, l'amour les angoisses. Voyagez
surtout en vous-même, dans la nudité des
émotions humaines; mais qui est cet homme qui vous entraîne à sa suite.
Né en 1928
en Italie, ayant vécu son enfance dans
la misère aux environs de Lyon, scolarisé
sur le tard, travaillant à l'usine, il
décide vers 13 ans de devenir écrivain,
il meurt en 1994 laissant prés de 90 oeuvres,
écrits, poésie, carnet essais, pièces
de théâtre. Il reçut en
1978 le prix Ibsen pour la pièces " LES
MIETTES ", en 1979 le prix Lugné Poe, en
1984 le Grand Prix de la littérature Dramatique
de la Ville de Paris pour l'ensemble de son oeuvre théâtrale,
en 1992 le Grand Prix National des Lettres.
La
recherche sera longue mais j'ai tout mon temps.
" Attente
Alarmes du désir.
(Qui seras-tu derrière
la parure, nouvellement
inventé afin d'aiguillonner et
ton plaisir et le mien ). Qui
seras-tu que tu ne sois toujours ? Je
ne suis pas homme a me laisser prendre
aux apparences mais j'en accepte
le jeux." Extrait
du " SANG VIOLET DE L'AMETHYSTE ".
Mais revenons à
son enfance, pour cela plonger dans la zone des années
30 décrite dans le " REQUIEM DES INNOCENTS
" écrit en 1952 et qui garde toute sa force
émotionnelle ( dire que des individus fraîchement
maquillés pour la messe cathodique nous parle
de nos banlieues ). "
Quoique nous fassions, nous serons toujours pauvres
! Nous deux,
on reste pauvres jusque dans nos sourires. Jusque
dans nos sourires. C'est ce que les Pauvres
savent faire le moins bien ; sourire "
Puis regardez la
guerre de 39-45 à travers l'esprit d'un enfant
" C'EST LA GUERRE " écrit en 1992
et ressortez par " ROSA MYSTICA " écrit
en 1968, mise en page calculée, musique des
mots et toujours le voyage à l'intérieur
de l'homme prisonnier de son enveloppe mais dont
la route peut conduire vers la liberté absolue,
qu'aucune dictature ne peut emprisonner, celle
de l'esprit. "L'HOMME VIVANT "
Le regret est pour
l'inaccompli. Il
faut au remords l'acte qui l'engendre " La
route de la liberté peut également se
rechercher dans les bois, si cela vous tente le guide
s'appelle James Henri THOREAU, un écrivain
américain du XIX siècle.
En attendant je
vous quitte avec CALAFERTE N'obéissez
pas, N'obéissez
pas, N'obéissez
pas, Vous n'avez
de supérieurs nulle part, L'obéissance
est une maladie Vous
ne devez l'obéissance à Personne
- qu'à la vie.
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